Facebook s’apprête à entrer en bourse

La cotation du service social utilisé par plus de 800 millions d’utilisateurs actifs à travers le monde était l’événement le plus attendu sur les marchés boursiers. Il semblerait qu’il ne faille plus attendre puisque le numéro 1 mondial des réseaux sociaux a déposé son dossier d’entrée à la bourse de New York ce mercredi 1er février 2012. En effet, après plusieurs jours de spéculations dans les médias, l’information est désormais officielle.

En à peine huit ans, la start-up est passée du dortoir de Harvard à un phénomène de société. Plus qu’un réseau social, Facebook est devenu la plus grande communauté d’individus au monde d’où sa décision de la monétiser.

Cet ordre de bourse est considéré comme le plus important de la net-économie. Selon le New York Times, l’opération, dont le montant n’est encore que théorique, devrait lever 5 milliards de dollars (soit 3.8 milliards d’euros) avec une valorisation estimée entre 75 et 100 milliards de dollars et ce, bien que certains analystes jugent cette estimation surévaluée. Toutefois, si cette valorisation se confirme, Mark Zuckerberg deviendrait le 6ème homme le plus riche du monde et serait donc loin d’envisager de céder le contrôle de son entreprise.

Le mastodonte du réseau social est donc prêt à entrer en bourse avec un chiffre d’affaires de 3.7 milliards en 2011, générés pour 85% par la publicité et haussier de 65% par rapport à l’année précédente. Selon plusieurs experts, Facebook souhaiterait développer d‘autres sources de revenus. En effet, bien qu’il n’en soit qu’aux balbutiements, le groupe compte sur les fonds générés par son entrée en bourse pour faire évoluer le réseau social vers une plateforme commerciale totale ou de nombreuses transactions pourraient avoir lieu.

Date de naissance, situation de famille, ville natale ou de résidence, loisirs, centres d’intérêt, autant d’informations que les utilisateurs peuvent inscrire sur leur profil. Une fois ces éléments publiés, ils deviennent des marchandises non pas pour l’utilisateur mais pour Facebook qui en tire des revenus publicitaires.

Peut-on mettre un prix sur des données personnelles, publiées en ligne volontairement ? Avec 845 millions d’utilisateurs dans le monde, des interrogations subsistent sur leur business model car il est basé sur l’exploitation de la vie privée or les utilisateurs pourraient se montrer de plus en plus frileux.

05 février 2012

Écrit par Sylvain (Web Images Associées)

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